Le changement : comprendre enfin pourquoi c’est difficile.
Ou comment avancer sans se forcer.

Il y a ce projet qu’on repousse depuis des mois, cette reconversion envisagée, ce dossier toujours en attente, cet appel téléphonique qu’on repousse. Il y a cette décision qu’on tourne et retourne dans sa tête, soir après soir, sans jamais réussir à décider. On sait que quelque chose doit changer. On le veut, même. Pourtant, on s’épuise et on reste là, toujours au même endroit.
Est-ce par manque de volonté ? Je vous rassure tout de suite, non ! C’est autre chose.
Pourquoi on résiste au changement, même quand on le souhaite.
Une première raison, c’est souvent la peur de l’inconnu. Même un futur meilleur reste incertain et l’incertitude, pour notre cerveau, est souvent assimilé à un danger. A-t-il besoin que la situation actuelle soit inconfortable pour s’y accrocher ? Non il lui suffit qu’elle soit connue. Le connu rassure, même s’il est à l’origine de douleurs et de souffrances.
Une deuxième raison est régulièrement présente et plus discrète. Notre cerveau est un joueur, qui fait des paris en permanence, à la condition qu’il doit gagner. Toute autre alternative est écartée. C’est pour cela qu’il va recommencer à parier jusqu’à ce que la réponse soit acceptable pour lui (Sébastien Bohler l’explique très bien dans son livre « Où est le sens ? »). Cela est à mettre en lien avec cet attachement inconscient toujours présent, même inconfortable, ce travail qui n’a plus de sens, cette relation qui pèse, ce masque qu’on porte depuis toujours pour les autres , car à la fin, on s’y est identifié. En sortir est difficile, car c’est alors perdre ses repères, même s’ils sont douloureux.
Et puis, il y a la mémoire émotionnelle de ces changements passés qui ont été malheureux. Un déménagement soudain, une rupture subie, une décision, qui a engendré un changement de direction contraire. Notre corps garde la mémoire de ces moments, bien après que le mental les ait « rangés », ou pas. Si bien qu’à l’instant où le choix de changer, revient à nouveau en jeu, quelque chose freine, sans qu’on sache toujours pourquoi. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est un mécanisme de protection, hérité d’une expérience réelle, qui continue de tourner en boucle. Mais alors comment réussir à changer ?

Les 4 étapes du changement telles qu’on les vit en séance.
Le changement se réalise en quatre étapes. Il suit un cheminement, que l’on peut observer assez clairement en séance de Métakinébiologie (MKB). Il se traduit ainsi :
1. Je suis inconscient d’être inconscient. Je vous invite à prendre cette phrase en considération, comme une hypothèse, une invitation, au-delà de toute croyance. C’est le point de départ invisible, qui tourne en rond sans en percevoir quoi que ce soit. J’attribue mon immobilisme au manque de temps, au contexte, alors que le vrai frein se situe ailleurs, hors de mon champ de vision.
2. Je prends conscience de ce qui est inconscient. Alors à partir de cet instant je suis conscient d’être inconscient. Je choisis de prendre en compte cette croyance. Je découvre ce qui me bloque, que ce soit un automatisme, une croyance négative, une incompétence… Mais comprendre ne suffit pas à arrêter le mécanisme. Le cheminement neuronal à l’origine de ce schéma reste actif, même après sa prise de conscience. C’est souvent le moment le plus frustrant, car je sais d’où ça vient, et pourtant, malgré tous mes essais, je fais toujours pareil.
3. J’agis en créant de nouveaux chemins neuronaux. Je ne lutte plus contre l’ancien schéma, car j’en trace un nouveau, à côté, par mes actions répétées. Là où se situe la clé principale, c’est la persévérance. Plus j’emprunte ce nouveau chemin, plus je le renforce, et plus mon potentiel d’action s’affirme. A la fin, je fais sans stress ni blocage. La difficulté est de persévérer, car au début de chaque nouvel apprentissage, il est aussi facile d’emprunter l’ancien chemin, qui lui est déjà tout tracé. C’est moi en conscience, qui à chaque tentative réussie (je peux me tromper car je suis humain), me permet d’avancer et de gagner en confiance.
4. J’ancre ainsi de nouvelles compétences inconscientes. A la fin, j’incorpore en moi mon changement. Ma problématique est dépassée. Ma façon d’agir devient plus naturelle. Je suis mieux incarné dans la direction, que j’ai choisie. Je gagne en liberté, en plus d’avoir pris mes responsabilités.
Le rôle de la relation d’aide face au changement.
C’est dans ces instants, que l’accompagnement, du praticien dans la relation d’aide, fait la différence.
En MKB, le test neuro-musculaire permet de dialoguer directement avec le corps, sans forcer le mental à comprendre ou à se justifier.
Vous êtes toujours accueilli dans votre objectif, aussi minime qu’il soit à atteindre . Le rythme est votre rythme. C’est précisément l’esprit du parcours en 3 séances, conçu pour avancer de façon progressive, sans brusquer ce qui doit se dérouler en douceur.
Ces situations où le changement revient souvent.
Pour vous indiquer dans quels cas, le souhait de changer est à l’origine de demande, voici certaines situations, qui reviennent de façon récurrente.
Il y a cet homme qui envisage une reconversion professionnelle depuis des années, sans jamais oser franchir le pas, avec à chaque fois, une bonne raison de reporter encore et toujours.
Il y a ce moment, où une situation de vie fait, qu’il faut réapprendre à exister d’une autre façon.
Il y a aussi cette envie, longtemps ignorée, de devenir enfin sa priorité, après des années passées à s’occuper des autres, d’un parent, d’un conjoint, d’une famille entière, au point de s’en être presque oublié.
Franchir le pas, de venir en consultation, est l’action à faire.
Changer au bon moment, quand l’envie se manifeste.
Le changement ne demande pas de tout comprendre avant d’avancer. Il demande un premier pas, pour demander à être accompagné, au bon rythme.
Si quelque chose en vous résonne avec ces lignes, Je vous propose de vous accompagner avec la méthode de la Métakinébiologie, à votre rythme. Vous pouvez prendre rendez-vous ici, ou découvrir d’abord le parcours en 3 séances.

Si vous avez apprécié de me lire, vous pouvez liker, partager, faire suivre, où commenter. Je vous en remercie.
La Métakinébiologie, créée par Philippe Bertholon, est une marque déposée à l’INPI.
